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Retour à Ithaque

Banquet spectacle participatif et tout-terrain

Après vingt ans d’absence, Ulysse rentre chez lui. Rachid Akbal raconte, joue et danse l’épreuve de l’arc, le massacre des prétendants, les retrouvailles d’un homme et de sa famille trop longtemps séparés. Dans cette histoire, vous avez aussi un rôle à jouer : devenez protagonistes et complices, tour à tour prétendants, Télémaque ou Pénélope. Un spectacle atypique, féroce et tendre, drôle et décalé.

Tout public à partir de 11 ans
Durée : 1h30

Un homme s’éveille sur une plage entourée de brouillard. Ulysse est de retour sur son île natale, la belle Ithaque. Chez son fidèle porcher Eumé où il trouve refuge, il se fait reconnaître par son fils Télémaque. Après vingt ans d’absence, il trouve sa maison occupée par les prétendants, de jeunes princes qui briguent sa place et courtisent sa femme. Sous les traits d’un mendiant, résistant à toutes les humiliations, Ulysse attise les colères. Pénélope, ne pouvant plus contenir l’impatience des prétendants, organise l’épreuve de l’arc, qui l’obligera à choisir un mari parmi eux. C’est sans compter sur la présence d’Ulysse qui, après un bain de sang d’une violence inouïe, peut enfin serrer dans ses bras une Pénélope encore plus belle qu’il y a vingt ans. Le lendemain, Ulysse va retrouver Laërte dans son verger. En contemplant son père au milieu des arbres et des vignes, Ulysse peut enfin dire qu’il est revenu chez lui.

 

Distribution

De et avec : Rachid Akbal
Contrebasse : Marc Bollengier, Chloé lucas
Lumières : Hervé Bontemps

Production

Spectacle créé en partenariat avec La Baleine qui dit « Vagues »
Avec le soutien de la Direction régionale des Affaires Culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ministère de la Culture et de la Communication (aide à l’écriture)
Accueil en résidence l’Agora, scène nationale d’Evry (91).

Calendrier

Tournée 2017-2018

Samedi 14 juillet 2018 à 18h dans le cadre du Festival du conte de Chiny (Belgique)
Vendredi 1er juin 2018 à 20h30, samedi 2 juin à 19h, dimanche 3 juin à 17h et lundi 4 juin à 19h au Local à Paris (75)
Jeudi 17 mai 2018 à 14h30 et 19h à l’Agora, scène nationale d’Evry (91)
Mardi 3 avril 2018 à 20h30 à la MJC d’Orsay (91) en partenariat avec l’Agora, scène nationale d’Evry dans le cadre de Près de chez vous (91)
Mardi 30 janvier 2018 à 20h30 et mardi 20 mars 2018 à 20h30 au Théâtre des Sources à Fontenay-aux-Roses (92)

En partenariat avec le Théâtre par le bas à Nanterre :
Vendredi 17 novembre 2017 à 19h au Centre social et culturel du Petit-Colombes à Colombes (92)
Samedi 18 novembre 2017 à 20h au Centre social et culturel Louise Michel à Asnières-sur-Seine dans le cadre du festival A bouches décousues organisé par la médiathèque Alexandre Jardin (92)

Tournée 2016-2017

Samedi 27 mai 2017 à 21h à Landéda (29) dans le cadre des Petites scènes déménagent
Samedi 8 avril 2017 à 20h au centre social Germaine Tillon à Bergerac (24)
Mardi 28 février 2017 à 13h30 à la Médiathèque Henri Michaux à Aubervilliers (93) dans le cadre du festival Histoires communes
Vendredi 25 novembre 2016 à 20h30 au Centre Socioculturel Les Amarres à Brest dans le cadre du festival Grande marée
Samedi 22 octobre 2016 à 20h30 au Territoire Art et Création (TAC) à Bois-Colombes

AUPARavant

Le long voyage d’Ulysse, forme précédent la création de Retour à Ithaque, a été créé en février 2014 à la MJC-Théâtre de Colombes puis joué en tournée en 4 épisodes ou en intégrale :
à Tropiques Atrium, scène nationale de la Martinique dans le cadre de La Caravane des mots
au festival Au fil du conte
dans le cadre de La Nuit du conte de Clans
au festival Le bout de la queue du drac
au festival Les franches conteries à Lure
au festival Le jardin des contes à Cannes
au festival Paroles de conteurs à Vassivière
à l’Espace Lino Ventura à Garge-les-Gonesse
au Centre culturel l’Imprévu à Saint-Ouen-L’aumône

 

 

Intentions

Retour à Ithaque est un récit qui aborde des thèmes actuels (l’absence, la quête de pouvoir, la peur de l’étranger, la violence, la place des femmes, la transmission, le retour à la terre) et fait la part belle au mouvement (le massacre des prétendants est chorégraphié) et à la musique (avec la présence d’un contrebassiste) dans un décor constitué de terre rouge, d’eau et de feu.

Le spectacle se déroule en deux parties :
– un préambule d’une demi-heure qui se joue en dehors de la salle (à l’extérieur ou dans un autre espace) où sont racontées l’enfance d’Ulysse à Ithaque, sa blessure au genou, la fabrication du lit nuptial, autant de clés qui offriront aux spectateurs une longueur d’avance sur les personnages dans la suite du récit.

– l’entrée en salle où chacun s’installe de manière bi-frontale (voir photo en page suivante). On sert à boire et à manger, les spectateurs deviennent les personnages de l’histoire.

Le spectacle se déroule ensuite sur un fil entre narration et interaction. Lorsque le 4e mur se brise, il leur est proposé d’entrer dans le jeu, de devenir acteurs et partenaires. Puis la narration reprend. Dans ce jeu subtil d’aller-retour se crée une complicité entre le conteur et les spectateurs.

Nourri de la pratique du conte, de l’improvisation et du théâtre de rue, Rachid Akbal sollicite la participation de façon singulière, sans mettre le spectateur en défaut, sans franchir la limite de la timidité ou de la pudeur et sans perdre le fil du récit. Il choisit avec soin les participants, donnant oralement les indications de jeu et le texte à dire. Avec simplicité, il les place dans l’urgence de l’instant, les guide et, ce faisant, libère la parole et la spontanéité collective (certains spectateurs se prennent tellement au jeu qu’ils se mettent à improviser librement).

Donner la parole aux spectateurs est un geste assumé pour les engager dans le propos artistique, dépasser le cadre habituel de l’écoute silencieuse et de l’émotion, redéfinir des codes pour un théâtre partagé par le plus grand nombre.

Presse

Un banquet à la table d’Ulysse

La narration est ici centrée uniquement sur la fin du récit fleuve d’Homère, le retour d’Ulysse chez lui, sur l’île d’Ithaque, après dix ans d’absence, et ses retrouvailles avec son épouse Pénélope, son fils Télémaque et son père Laërte. Rachid Akbal est seul en scène pour camper tous les personnages de l’histoire et il choisit également plusieurs spectateurs/spectatrices pour incarner quelques rôles, que ce soit Pénélope ou Télémaque, ou d’autres plus secondaires comme les prétendants Antinoos et Eurymaque. On retrouve aussi dans ce spectacle une bonne dose d’humour et l’interactivité avec le public.

Ce spectacle mise plutôt sur l’intimité, voire la complicité, avec les spectateurs. Tout commence dans la cour où le public est invité à écouter, debout et dehors, le début de l’histoire contée par Rachid Akbal, autour de l’enfance d’Ulysse, de son long voyage loin de chez lui et de son arrivée à Ithaque. Ce n’est qu’au bout d’un quart d’heure que le public pénètre dans la salle, assez petite, mais qui du coup offre une très grande proximité avec le comédien. Installés sur des chaises autour d’un grand tapis de sol central, les spectateurs prennent la place des convives du banquet donné par Pénélope en l’honneur d’Apollon et partagent un verre de vin, du fromage et du raisin tout au long de la représentation.

La réussite de ce spectacle tient beaucoup à la performance d’acteur, parfois même de danseur, de Rachid Akbal. Il incarne au plus profond de son corps les épreuves endurées par Ulysse pour reconquérir son épouse Pénélope et tuer tous les prétendants, notamment avec la célèbre scène de l’arc que lui seul parvient à utiliser. Quelques jolies astuces de mise en scène, vraiment toutes simples, viennent apporter une touche d’originalité, comme les petites bougies allumées au cours de la représentation ou la terre ocre jetée sur le tapis de sol pour symboliser les flots de sang de la lutte sans merci entre Ulysse et les prétendants de Pénélope. Cette simplicité poussée à l’extrême permet de donner au texte d’Homère toute sa place et sa portée symbolique, on peut en mesurer ainsi la remarquable poésie mais aussi la grande violence.

Avec Rachid Akbal, force est de constater la grande puissance évocatrice d’une parole qui parvient à faire surgir dans l’imaginaire une multitude d’images et d’effets, et à rendre audible pour nos oreilles de spectateurs/spectatrices du XXIe siècle l’extraordinaire modernité d’un texte écrit il y a fort longtemps par Homère. Des mots qui trouvent parfois un étonnant écho dans notre monde actuel, notamment la description de la relation père-fils ou le rejet de l’étranger chez Homère.

Cristina Marino, Le Monde.fr, blog l’arbre aux contes

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