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Ma mère l’Algérie

Ma mère l’Algérie
26 avril 2018 Wilhem
Hommage à la terre mère

Ma mère l’Algérie est un hommage aux femmes, aux mères et aux histoires inlassablement transmises. Kaci, l’enfant-héros de la Trilogie algérienne, guide le public dans l’imaginaire bouillonnant d’un conte populaire kabyle auquel se mêle la dure réalité de sa vie d’enfant immigré. Comme un jeu de poupées russes, ses souvenirs s’emboîtent et l’histoire se tisse avec légèreté pour dire les bonheurs et les trahisons. La belle jeune fille élevant son frère comme son fils, le frère épousant la méchante belle-soeur, la méchante belle-soeur empoisonnant la belle jeune fille et les vieilles curieuses qui observent tout cela… Charismatique et attachant, le conteur incarne tous les personnages de ce récit aussi réjouissant que bouleversant.

Spectacle tout public à partir de 8 ans
Durée : 1h20

 

Distribution

De et avec : Rachid Akbal

Production

Production : Compagnie Le Temps de Vivre

Calendrier

Tournée 2017-2018

Vendredi 15 juin à 19h au Marché des Douves dans le cadre du festival Chahuts à Bordeaux (33)
Du 25 au 29 avril 2018 à La Ferme du buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée dans le cadre des contes en appartement (77)
Jeudi 8 mars à 19h et samedi 10 mars 2018 à 18h au Grand parquet à Paris (75)
Mercredi 29 novembre 2017 à 20h au Centre social Germaine Tillon à Bergerac (24)
Jeudi 23 novembre 2017 à 14h à la Maison d’arrêt de Brest (29)
Samedi 30 septembre 2017 à 20h30 au Territoire Art et Création (TAC) à Bois-Colombes (92)

Tournée 2016-2017

Samedi 22 avril 2017 à 15h à la Maison de quartier Mutuelle à Saint-Denis (93)
Vendredi 17 février 2017 à 20h et lundi 20 février à 14h30 (surtitrage LSF) à La Ferme du buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée à Noisiel (77)

Auparavant

Spectacle joué plus de 500 fois à travers le monde

Intentions

Ma mère l’Algérie a été créé en 2003. Avec le recul, je me dis que finalement, cela parle très peu de l’Algérie… Car le conte qui sert de trame à l’histoire véhicule des valeurs tout à fait universelles : l’amour, la solidarité, la fraternité…
Avec le recul, c’est le personnage de Kaci qui me paraît capital : le spectacle raconte comment un enfant se nourri des histoires que sa mère lui raconte, comment elles façonnent son imaginaire mais aussi son langage et son rapport aux autres.

C’est bien de transmission qu’il s’agit : que faut-il transmettre aux plus jeunes ? Pourquoi faire ? Que devient ce terreau qui nous constitue une fois l’enfance terminée ?
Ma mère l’Algérie est ma façon de rendre aux jeunes pousses qui viennent m’écouter des racines plus solides, mieux ancrées dans la terre pour qu’ils puissent grandir en hommes libres.

La Trilogie algérienne

La Trilogie pose un regard sur l’immigration algérienne en France et sur le rapport ambigu et complexe que ses enfants entretiennent avec le pays d’origine et le pays d’adoption.

Les trois épisodes qui la composent peuvent être vu distinctement, néanmoins il est bon de les voir à la suite car ils se répondent et se prolongent : dans chaque épisode, on retrouve des passages, comme une résurgence. De plus, ils s’inscrivent dans une temporalité qui suit le cours de l’Histoire.

Avec Ma Mère l’Algérie j’aimerais que le spectateur, en sortant du théâtre, ressente l’Algérie. Pour ma mère, sa terre natale n’était que poésie : c’était la neige et les oranges dans la neige, c’était les vergers en fleurs et l’odeur des fleurs, c’était les durs travaux des champs, les champs qui résonnent de voix cristallines et chantent les héros révolutionnaires.
La belle jeune fille de l’histoire représente la femme algérienne qui se bat contre l’injustice et l’obscurantisme. Cette mère représente aussi toutes les mères de l’immigration : elles sont le courage et l’amour, porteuses en grande partie de la mémoire.

Avec Baba la France, je voudrais que le spectateur admire la valeur et la bravoure de ces travailleurs exilés volontaires pris dans les tenailles de la guerre d’Algérie sur le sol français. Ces hommes doublement et injustement frappés par la conclusion de cette guerre qui leur donne un pays et qui les transforme définitivement en travailleur étranger*.
La guerre d’Algérie a porté le nom « d’évènements » pendant très longtemps, cette guerre a imposé le silence, ce silence a cousu les bouches des pères et laissé les enfants sans réponses. Je voudrais que le spectateur comme le fils de Baba ne supporte plus le silence.

Alger Terminal 2 est un retour vers la terre mère. J’ai choisi de suivre Kaci, le fils de Baba : il est l’enfant de l’indépendance, il est aussi l’enfant de l’immigration, et il est le père de cette génération qui ne trouve pas encore vraiment sa place en France.
Le lieu central de l’histoire est le hall 2 de l’aéroport d’Alger. Kaci n’arrive pas à en sortir, à mettre les pieds sur la terre. Les grands pères ont renoncé au retour, les enfants ont été programmés pour le retour qu’ils n’ont jamais fait et les petits-enfants sont français. Et pourtant l’Algérie les hante tous, ils partagent ses déchirements et ses espoirs. J’ai voulu que ce troisième volet nous parle davantage de l’Algérie, de cette terre meurtrie par dix années de guerre civile.

La Trilogie c’est aussi un voyage dans trois formes différentes

Le premier volet est une histoire tirée d’un conte traditionnel. C’est un choix pour s’adresser simplement au plus grand nombre de spectateurs : les codes sont simples, le théâtre est nu et le conteur/acteur est sur un fil face au public, il ouvre l’imaginaire en jouant sur les émotions de celui qui écoute.

Avec Baba la France, je voulais une transition souple et exigeante vers une forme théâtrale. Ce témoignage devait, pour moi, être vécu comme un roman qu’on écrit en direct. C’est un récit très écrit avec une forme cyclique moins évidente qui nous emporte dans les aller-retour de la mémoire. La partition du sensible est partagée entre le jeu de l’acteur, le jeu des lumières et la musique enregistrée.

Alger Terminal 2 parle d’aujourd’hui, et pour moi, le spectacle devait être plus en phase avec les techniques actuelles du théâtre. Même si a priori il s’adresse à un public plus familier du théâtre contemporain avec la vidéo, les images d’archives, les micros et la musique sur ordinateur, le récit reste central. C’est un théâtre documentaire, où le comédien autant que le spectateur sont les témoins du drame qui se joue.

Le voyage dans ces trois formes peut et doit se vivre dans les deux sens : pour dissiper les frontières et mêler les publics.

*Avec l’indépendance de l’Algérie, les Français musulmans peuvent acquérir la nationalité française ou devenir citoyen algérien.

Presse

La tendresse du conteur pour ses personnages est palpable, et du coup il nous les fait aimer à notre tour. Il y a durant la soirée des rires, des coeurs serrés voire des larmes et de magnifiques et poignants silences. Des moments d’émotions pures et des images restent au coeur longtemps après le spectacle. Je crois que c’est ce que le conteur souhaitait : nous donner à voir, entendre et aimer. (…) Merci Rachid.
Sésame n°6 – juillet 2003

Avec une présence remarquable et une faconde intarissable, le conteur manie l’humour et la dérision dans un récit également tout emprunt de poésie. Au travers d’un jeu scénique parfaitement mis au point, la parole et le geste s’accordant en permanence, on passe sans cesse d’un personnage à l’autre. (…) Des récits aux accents enchanteurs et pleins de fraîcheur qui ont su séduire le public.
Le Dauphiné Libéré – mai 2003

Les paroles algériennes du conteur Rachid Akbal
« Ma mère l’Algérie » est le premier volet d’une trilogie sur l’immigration. Ce conte moderne est le récit de son enfance, depuis un petit village kabyle jusqu’à Aulnay-sous-Bois. Comme un jeu de poupées russes, ses souvenirs s’emboîtent, un conte emmène à un autre, et les spectateurs sont entraînés dans cette odyssée de personnages : la belle jeune fille élevant son frère comme son fils, le frère épousant la méchante belle-soeur, la méchante belle-soeur empoisonnant la belle jeune fille avec des oeufs de serpent, le cavalier qui surgit dans la nuit et qui sauve la belle jeune fille et l’épouse, et les vieilles curieuses qui observent tout cela… Et le conteur dénoue le fil de son histoire et incarne tour à tour ces personnages charismatiques et attachants, de ses bonds et des ses mimiques, entremêlant avec agilité le réel et l’imaginaire, le mythe et l’histoire, la douceur et la cruauté. Les spectateurs sont entraînés dans ses histoires, s’attachent à ses personnages. Ils sont invités à participer et l’enthousiasme du comédien franchit naturellement la frontière qui d’habitude sépare la scène de la salle. Alors l’histoire se tisse des nouveaux mots proposés par le public, et chacun se fait conteur aux côtés du conteur.
Clémentine Morot-Sir, La Provence – 5 novembre 2013